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Être végétarien, quel intérêt ?

 

A l’heure où la consommation de viande n’a pas bonne presse, et qu’on sait que les végétariens vivent plus longtemps, qu’en est-il du végétarisme ? De quoi s’agit-il et quelles sont les perspectives de ce type de régime ?

 

Pour le savoir, consoGlobe s’est tourné vers Julie Lescieux, alors Directrice de la publication de VegMag, revue spécialisée dans le végétarisme et la bio-cohérence.

Si en 2010, le végétarisme intéressait un faible pourcentage de la population française, les idées présentées dans cette interview restent parfaitement d’actualité, à un moment où on évoque par exemple le menu végétarien obligatoire dans les cantines scolaires et où la condition des animaux dans l’élevage industriel ou les abattoirs font débat.

(Article initialement publié en juillet 2010, actualisé en avril 2017.)

ConsoGlobe : qu’est-ce que le végétarisme ?

Julie Lescieux :  3 termes reviennent souvent lorsque l’on parle de végétarisme :

  • le végétarisme est une pratique alimentaire excluant la chair animale : ni viande ni poisson pour le végétarien (On parlera de semi-végétariens pour désigner les personnes continuant à manger du poisson.).

  • le végétalisme exclut, en plus de la chair animale, les produits issus du règne animal, tels que le lait, les oeufs et le miel.

ConsoGlobe : tout le monde peut-il devenir végétarien ?
 

Julie Lescieux : Devenir végétarien n’a rien de difficile et est à la portée de tous, il s’agit plutôt d’une question de volonté.

De nombreux préjugés restent attachés à l’idée de végétarisme : régime sans saveurs, secte, carences…

Pourtant, les associations telles que l’Association Végétarienne de France opèrent un grand travail de communication sur le sujet. Les restaurants végétariens et ateliers de cuisine sont nombreux à faire découvrir une cuisine savoureuse.

 

 

 

 

 

 

ConsoGlobe : Le végétarisme est souvent remis en question en raison des carences qu’il est susceptible d’entraîner, notamment. Qu’en pensez-vous ?

Julie Lescieux  : Le problème est avant tout culturel : la France est un pays d’élevage, et donc qui défend ses intérêts économiques.

Ici, les communiqués paraissent très régulièrement pour nous rappeler que la viande, ce sont les protéines, et le lait, le calcium, alors que ces nutriments sont tout aussi présents dans les végétaux.

Il suffit de dépasser les frontières pour découvrir une façon plus moderne de penser la nutrition : en Allemagne, au Royaume-Uni et en Italie, les végétariens représentent près de 10 % de la population, et ils sont environ 5 % aux Etats-Unis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il existe principalement dans le monde 3 réseaux de professionnels de la santé défendant le végétarisme :

  • l’ADA (American Dietetic Associations), association regroupant plus de 70.000 professionnels de la santé ;

  • la SSNV (Société Scientifique de Nutrition Végétarienne) en Italie ;

  • et en France, l’APSARES (Association de Professionnels de la santé pour une alimentation responsable), née en 2008

Tous attestent que le végétarisme et le végétalisme, menés de façon appropriée, sont bons pour la santé, adéquats sur le plan nutritionnel, et sont bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies, et ce à toutes les périodes de la vie : grossesse, allaitement, petite enfance, enfance, adolescence et adulte, ainsi que pour les athlètes.

Source : ConsoGlobe

Ne pas oublier :

 

les labels bio sont la seule garantie d'un respect des animaux et des cultures.

et donc, de notre planète.

 

 

 

Pyramide végétarienne

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