
Une alimentation respectueuse de la planète :
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Préférer les produits bio :
La production biologique de denrées alimentaires entraîne moins d’émissions.
En Suisse, 6,1% des produits achetés sont de qualité bio (données 2008).
Les sols des exploitations biologiques ne sont pas pollués par des pesticides ou des engrais chimiques, ce qui réduit clairement la pollution des eaux et des sols. Les cultures biologiques sont bénéfiques au développement de nombreuses espèces animales et végétales. La diversité des oiseaux, des plantes et des coléoptères y est d’ailleurs nettement plus élevée que dans les exploitations industrielles. L’agriculture biologique a également une influence positive sur les mammifères tels que les souris sylvestres, les campagnols et les musaraignes, qui trouvent davantage de nourriture sur ces sols.
Savourer la nourriture locale et de saison :
Il est crucial de renoncer aux fruits et légumes transportés par avion.
L’achat de produits locaux et de saison a une influence très positive sur le bilan énergétique.
Les produits hors saison doivent, en effet, soit effectuer un long trajet pour arriver sur le mar- ché, soit être cultivés dans des serre chauffées. Les produits acheminés par avion entraînent une pollution disproportionnée, car d’énormes quantités de gaz à effet de serre sont émises durant leur transport. La production dans des serres chauffées pendant la saison froide consomme, quant à elle, près de 10 fois plus d’énergie que celle en pleine terre. Pour le chauffage, on recourt la plupart du temps aux énergies fossiles.
Faites la comparaison:
celui qui met en février dans son panier un kilo d’asperges importées par avion du Mexique achète en même temps 5 litres de pétrole. Les mêmes asperges provenant de Suisse au mois de mai se contentent de 0,3 litre par kilo. Les concombres de serres belges achetés en février nécessitent 1,1 litres de pétrole, par contre ceux de pleine terre venant de Suisse en juin 0,1 litre seulement.
Valoriser les restes de façon conséquente :
Veillez à n’acheter que les quantités dont vous avez besoin.
Une grande partie des denrées alimentaires est perdue soit au cours de son conditionnement après la récolte ou après l’achat en magasin, en raison de technologies inefficaces, resp. de comportements gaspilleurs.
Dans les pays industrialisés, plus de 30% des aliments finissent
dans les poubelles.
C’est pourquoi il est important de n’acheter que les quantités que l’on peut consommer et de tirer parti des restes.
Les meilleurs conseils en un coup d’œil :
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• Aliments d’origine végétale:
un plat végétarien exerce en moyenne sur le climat un impact trois fois inférieur à celui d’un plat composé de viande.
• Produits cultivés en plein air:
veillez à acheter des légumes issus d’une production en plein air. Ce mode de production pollue en moyenne neuf fois moins le climat que la culture en serre ou hors-sol.
• Produits locaux et de saison:
misez sur les produits régionaux ou nationaux. Ils ne nécessitent pas de longs trajets.
• Produits bio:
acheter bio, c’est favoriser une production proche de la nature, préserver la fertilité des sols et garantir la qualité de vie des animaux de rente.
• Production respectueuse des besoins des animaux:
faites attention aux conditions d’élevage des animaux. Les animaux qui ont le droit de sortir régulièrement en plein air sont plus heureux et en meilleure santé, ce qui se répercute aussi sur la qualité de leur viande.
• Poissons certifiés MSC et bio:
considérez le poisson comme un mets de choix à ne pas consommer tous les jours.
achetez les poissons portants le label MSC ou bio.
• Commerce équitable:
le commerce équitable garantit à des familles de l’hémisphère sud des revenus leur permettant de subvenir à leurs besoins, ainsi que les droits du travail les plus élémentaires.
Soutenez, vous aussi, ces objectifs!
• Agissez avec modération:
n’achetez que les quantités que vous pouvez consommer et utilisez les restes de façon conséquente. Environ 30% des aliments achetés finissent dans les poubelles
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Une information editée par le WWF.